Changements climatiques, Politique, À la une..., Énergie
- 24 novembre 2009
Le Québec fait bien…et pourrait faire plus !
« Si on le compare aux autres états du continent américain, le Québec a adopté une cible intéressante en visant 20 % de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020. Mais lorsqu’on regarde la situation avantageuse du Québec, on croit qu’il aurait pu faire encore plus en s’alignant sur les leaders mondiaux que sont la Norvège, la Suède ou le Royaume-Uni ». C’est en ces termes qu’a réagi Michel Bélanger, président de Nature Québec, à l’annonce faite lundi par le premier ministre Jean Charest en prévision du sommet de Copenhague.
Nature Québec croit que tous les états, et particulièrement les sociétés avancées comme le Québec et le Canada, doivent relever le défi urgent lancé par les scientifiques soit de rabattre de 25 à 40 % les émissions de GES d’ici 2020 si l’on veut éviter l’emballement du climat et la succession à répétition de catastrophes climatiques, qui sont un véritable danger pour l’avenir de l’humanité. « Même si l’objectif aurait pu être plus ambitieux, il fait ressortir cruellement l’intenable position du gouvernement canadien qui ne vise qu’un triste 3 % de réduction à l’horizon 2020, la plus basse cible de tous les pays industrialisés » a commenté pour sa part Christian Simard, directeur général de Nature Québec.
Nature Québec entend contribuer, à sa hauteur, à l’atteinte des objectifs de réduction en intervenant notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie. Il invite Québec à revoir en profondeur ses projets en matière de transport, notamment le projet de réfection de l’échangeur Turcot pour favoriser les transports collectifs à motorisation électrique. De plus, selon l’organisme, le Québec a un énorme potentiel en matière de conservation d’énergie qui lui permettrait d’électrifier son système de transport, d’être plus indépendant par rapport au pétrole et ce sans hypothéquer la biodiversité de ses rivières. Nature Québec a estimé que le Québec pourrait créer à 15 000 emplois et produire l’équivalent de deux rivières Romaine en économie d’énergie par la rénovation de son parc immobilier (institutionnel, commercial et résidentiel) d’ici 10 ans, au prix actuel de l’énergie. L’économie ainsi réalisée pourrait être utilisée pour les transports ou pour la substitution du pétrole et des ses dérivés.
Nature Québec croit également que notre société a le potentiel pour atteindre un objectif de 25 % de réduction sans faire appel à l’achat de crédit d’émissions sur le marché international comme il s’apprête à le faire avec sa cible de 20 %. Au-delà de cette cible, il pourrait cependant y avoir recours.
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