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Biodiversité, Science

2010 – Année internationale de la biodiversité

La SNAP Québec met en vedette une espèce menacée chaque mois.

« Nous sommes en train de perdre la biodiversité à un rythme alarmant : jusqu’à 1000 fois le taux naturel ». C’est en ces mots que s’est exprimé le directeur exécutif du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, Ahmed Djoghlaf, quant à l’inquiétant déclin qui afflige notre biodiversité. Ce constat des Nations Unies a donc poussé l’organisation internationale à déclarer 2010 comme Année internationale de la biodiversité. La SNAP Québec, qui travaille depuis de nombreuses années à la protection d’au moins la moitié de notre nature sauvage, profitera de cette occasion pour sensibiliser, à chacun des mois de l’année, la population et le gouvernement à l’importance de conserver l’intégrité de nos écosystèmes, malheureusement menacés par l’activité humaine.

Le lynx du Canada

Au Québec, la survie de plus de 500 espèces animales et végétales est considérée comme étant précaire. En milieu terrestre, la cause principale de ce déclin est la perte d’habitat (par exemple, la disparition des milieux humides et des massifs intacts de forêt boréale…). Depuis nombre d’années, la SNAP Québec  alerte les gouvernements canadien et québécois sur cette préoccupante  situation et leur demande d’intervenir rapidement afin de conserver d’importants territoires pour le maintien de biodiversité.

Janvier était le mois de l’unique population  au monde de  phoque  commun d’eau douce du secteur des lacs des Loups Marins.  En février, la SNAP Québec  vous présente une espèce bien connue de la population et dont le territoire est s’étend d’un océan  à l’autre,  le lynx du Canada.

La solution – garder la  Restigouche sauvage !

Bien que le lynx du Canada soit présent sur presque tout le territoire canadien, son abondance varie grandement d’un endroit à l’autre. La perte d’habitat, la trappe, la foresterie et les accidents routiers peuvent contribuer à la diminution de la population de lynx. Il n’a pas de statut particulier au Québec, mais il est considéré comme une espèce menacée au Nouveau-Brunswick. Le secteur nord-ouest de cette province, à la frontière du Québec, constitue le dernier endroit hébergeant une population relativement abondante dans les Maritimes.

Enfin, le bassin versant de la Restigouche offre une importante opportunité de conservation et joue un rôle clé pour la connectivité de territoires naturels dans la grande écorégion des Appalaches nordiques. En protégeant près de 100 000 hectares dans ce bassin versant, une faune et une flore variée peuvent ainsi s’épanouir dans un vaste territoire qui relie la Gaspésie au Nouveau-Brunswick et qui s’étend jusqu’au Maine, aux États-Unis.

Protéger la région du Restigouche, c’est protéger le lynx du Canada. Les sections de la SNAP Québec et Nouveau-Brunswick ont donc lancé la campagne restigouchesauvage.ca afin de conserver ce joyau qui se partage entre nos deux provinces.

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